TNT AU BURKINA: Les télévisions privées débourseront 75 millions de FCFA par an pour la redevance

Les télévisions privées du Burkina Faso devront payer 75 millions de francs CFA de redevance  pour diffuser leurs programmes sur le territoire national, à travers la Télévision numérique de terre (TNT). L’information a été donnée à l’issue d’une rencontre du comité de pilotage de la TNT avec le Premier ministre Christophe Dabiré, le mardi 17 septembre 2019 à Ouagadougou.


Les promoteurs de télévisions privées au Burkina Faso sont désormais situés sur le montant de la redevance à payer pour la Télévision numérique de terre (TNT).  Ils devront débourser annuellement la somme de 75 millions de FCFA. Selon un communiqué de la direction de la communication et de l’information du premier ministère, le comité de pilotage de la TNT s’est réuni le mardi 17 septembre 2019 à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré.

«A l’issue de la rencontre, il a été décidé que les Éditeurs de presse privée doivent s’acquitter à partir du 1er janvier 2020, de la somme de 75 millions de FCFA, si elles veulent que leurs contenus soient diffusés sur  toute l’étendue du territoire national burkinabè», renseigne le document.

Le même texte rappelle que depuis deux ans, des discussions se mènent au sein du comité de pilotage de la TNT, par rapport au coût de la redevance que doivent payer les télévisions privées, pour figurer dans le bouquet TNT du Burkina Faso.

Le consensus  trouvé sur les redevances, stipule que la couverture nationale est répartie en trois zones, à savoir les zones A (Ouagadougou), B (Bobo-Dioulasso) et C pour les 11 autres chefs-lieux de région.

Il en ressort que les autres redevances seront fixées ultérieurement par un comité restreint, sous la supervision du chef du gouvernement et que les télévisions confessionnelles vont connaitre une baisse de 25% des redevances à payer.

Le Burkina Faso a basculé dans la TNT depuis décembre 2017, mais continue d’utiliser le signal analogique jusqu’au 31 octobre 2019, date prévue pour l’extinction définitive.

Selon les  chiffres de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT), le pays a aujourd’hui une couverture du territoire national qui frôle 98%.

Alex Lebon KANY